Per a Pace : “Si Julian Assange est extradé aux Etats-Unis, il encourt 175 ans d’emprisonnement.”

Per a Pace : “Si Julian Assange est extradé aux Etats-Unis, il encourt 175 ans d’emprisonnement.”

13 mai 2022 0 Par MMS
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Un rassemblement était organisé par Per à Pace, jeudi, place Abbatucci à Ajaccio, contre l’extradition de Julian Assange demandée par les États Unis. Près de 70 personnes ont répondu à cet appel.

Plusieurs prises de paroles, du monde culturel, associatif, politique, de citoyennes et citoyens ont eu lieu en soutien au journaliste et pour dénoncer l’injustice qu’il subit depuis de trop nombreuses années. Aujourd’hui celui qui a dénoncé les crimes de guerre est en prison tandis que ceux qui les ont commis sont en liberté.
Il a été réitéré lors de ce rassemblement la demande auprès du gouvernement français d’accorder l’asile politique pour Julian Assange.
Les libertés collectives, individuelles, la démocratie sont en danger avec la disparition de la liberté d’expression, du droit de savoir et l’accès à la vérité.
Ce rassemblement a été aussi l’occasion de rendre hommage à la journaliste reporter palestinienne, Shireen Abu Akleh, tuée d’une balle dans la tête, lors d’une opération militaire israélienne. Une pensée également pour tous les peuples qui souffrent de trop de conflits dans le monde.

Le Communiqué

Depuis maintenant plus de 3 ans, Julian Assange est détenu arbitrairement dans la prison de haute sécurité de Belmarsh en Angleterre, après 7 ans de confinement total dans l’ambassade d’Equateur.
La santé de celui qui a dénoncé des crimes de guerre en Irak, en Afghanistan, des violations des droits humains, la corruption, se dégrade inexorablement. Comment résister à la torture psychologique qui lui est imposée ? Sa famille nous alerte.
La justice britannique, hélas, au fil des audiences et des jugements, rapproche Julian Assange de l’extradition demandée avec acharnement par les États Unis.
S’il est extradé, le journaliste encourt 175 ans d’emprisonnement, pour avoir fait vivre la vérité, la liberté d’expression, le droit de savoir.
La dernière décision de la Cour suprême britannique a malheureusement confirmé le jugement en appel en faveur de l’extradition vers les États-Unis de Julian Assange. Il revient maintenant, d’ici le 18 mai, à la ministre britannique de l’intérieur d’approuver ou de rejeter l’ordonnance d’extradition.
L’heure est plus que jamais à la mobilisation pour que l’injustice soit levée et pour sauver un homme “coupable” d’avoir soutenu la Paix en dévoilant les pires mensonges. Nous sommes toutes et tous concernés. La défense de nos libertés collectives et individuelles est aujourd’hui étroitement liée au sort qui sera réservé au journaliste.
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