Retrouvez l’auteur Claude Arnaud en direct sur la page Facebook de Racines de ciel

Retrouvez l’auteur Claude Arnaud en direct sur la page Facebook de Racines de ciel

7 novembre 2021 0 Par MMS
Partagez cet article :

Vendredi 19 novembre 2021 à 18h30 Claude Arnaud sera l’invité d’histoires d’œuvres, une production racines de ciel. Avec Sandra Alfonsi, ils évoqueront notamment son dernier ouvrage, Le mal des ruines (Ed. grasset).

« Il m’arrive encore de me demander qui je suis, après tant d’années, mais je sais bien d’où je viens. Il me suffit d’attraper un avion à Orly et de retrouver une heure et demie plus tard la corse pour avoir la certitude de toucher à mes origines. Comme si cette île m’avait défini avant même que je ne me soucie de le faire.  » Claude Arnaud.

Une rencontre a suivre en direct sur la page facebook de racines de ciel

À propos de l’essai

Pour beaucoup, « le pays de l’enfance » est un monde fait de souvenirs idéalisés. Pour Claude Arnaud, descendant des Zuccarelli, une famille qui tint longtemps la mairie de Bastia et celle de Santa-Lucia-di-Mercurio, petit village niché entre deux lignes crêtes, c’est une terre bien réelle où il passa ses premiers étés et revient dès qu’il peut. Un Eden où la nature déploie encore ses merveilles, hautes montagnes à pic, maquis aux parfums envoûtants, vallées de solitude et villages intouchés. Mais une origine suffit-elle à définir une identité ? Que faire quand son paradis se change en enfer où les maisons des siens cèdent sous les bombes, où l’un de ses frères va se noyer, et où un corps sans tête est retrouvé dans son village même ? Qu’est-ce qu’une terre dit de soi ? Et que faire d’une île aussi belle que mortelle ?

Dans cet époustouflant road trip à travers les routes sinueuses de la corse, Claude Arnaud retrace l’histoire de sa famille, revisite les morts et les vivants, revient sur l’énigme de ce meurtre survenu en 2005 (une partie de poker qui tourne mal, un corps jeté aux cochons, une tête enfouie sous 700 kilos de gravats et les secrets de l’île qui ressurgissent). A jamais marqué par cet ailleurs qui est en lui, il fait le portrait de cette île souvent fantasmée, toujours mystérieuse. Une éblouissante traversée.

L’auteur

Claude Arnaud naît à Paris en 1955, entouré par les livres. A quatorze ans, il découvre l’oeuvre d’André Gide. Plus tard, dans l’orbite idéologique de mai 68, il travaille comme offsettiste dans une imprimerie militante, parallèlement à des études littéraires à l’université de Vincennes. Son sujet de maîtrise : Vautrin, le héros balzacien dont Claude Arnaud s’attache à analyser les multiples facettes, initiant ce qui deviendra une préoccupation récurrente dans son oeuvre d’auteur, la pluralité du moi.
De 1977 à 1983, il collabore au mensuel Cinématographe, dirigé par Jacques Fieschi, avant que ne paraisse une première pièce de théâtre, écrite avec Bernard Minoret,
Les Salons (J-C Lattès, 1985). Puis sa première biographie, consacrée à Chamfort, moraliste des Lumières et penseur de la Révolution. Elle reçoit le prix de l’essai de l’Académie française et s’inscrit à la proue d’un autre ouvrage de référence du genre biographique français, que Claude Arnaud dédiera à Jean Cocteau (Gallimard, 2003).
En 1994 paraît Le Caméléon (Grasset), écrit en résidence à la Villa Médicis et prix Femina du premier roman. Lui feront suite Le Jeu des quatre coins (Grasset, 1998, sur les amours déchirantes de trois hommes et d’une femme) ou encore la trilogie Qu’astu fait de tes frères ? (2010), Brèves saisons au paradis (2012) et Je ne voulais pas être moi (2016), « auto-romans de formation », publiés chez Grasset.
Des essais, comme Qui dit je en nous ? (Grasset, 2006) et Babel 1990 (Folio/Gallimard, 2008), continueront d’explorer les thèmes de l’identité, celle des individus ou de villes-mondes, avant que Le Mal des ruines, son dernier livre (Grasset, 2021), n’aborde la question des racines, les siennes en l’occurrence, ancrées dans une terre : la Corse.
Une oeuvre récompensée par le prix du Mémorial d’Ajaccio.

Partagez cet article :