Pollution : Une dizaine de spots identifiés au nord de Porto-Vecchio

Pollution : Une dizaine de spots identifiés au nord de Porto-Vecchio

13 juin 2021 0 Par MMS
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Depuis le vendredi 11 juin 2021, vers midi, une pollution en mer a été repérée au cours d’un exercice mené par la Base Aérienne de Solenzara. La préfecture maritime de la Méditerranée a alors immédiatement envoyé un avion Falcon50 de la Marine nationale. Ses observations ont permis de caractériser une pollution, répartie en deux nappes sur une longueur d’environ 19 nautiques (environ 35 kilomètres).

Les dernières annonces de préfecture maritime de la méditerranée

Après deux jours de lutte antipollution, les deux nappes d’une longueur initiale de 35 kilomètres, se fragmentent. Par ailleurs, depuis vendredi, on observe une dérive globalement vers le Sud qui oscille entre 5 et 15 kilomètres des côtes, évoluant au gré des courants maritimes et de la météo. Dans ce contexte, il convient de rester prudent.

La zone de recherche s’étendait ce jour sur une dizaine de kilomètres avec une dizaine de spots identifiés par moyens aériens au nord du golfe de Porto-Vecchio.

Les moyens nautiques engagés ont alors procédé à des opérations de récupération de la pollution par chalutage comme suit :

– Au nord, le bâtiment de soutien et d’assistance affrété (BSAA) Jason (affrété de la Marine nationale) et la vedette des Affaires maritimes Mimosa avec, chacun, un chalut ;
– Au centre, la vedette Libecciu des Douanes françaises, avec un chalut ;
– Au sud, le bâtiment de soutien et d’assistance affrété (BSAA) Pionnier (affrété de la Marine nationale) et le remorqueur Altagna de la société Erasme avec un chalut.

Ces moyens ont ainsi encerclé la zone et se sont rejoints en son centre.

Les moyens aériens (hélicoptère Dragon 2A de la Sécurité Civile, avion Falcon50 de la Marine nationale et hélicoptère Panther de la Marine nationale) ont, quant à eux, effectué de nombreux vols de reconnaissance et de guidage des moyens nautiques.

Les analyses des hydrocarbures informent ce jour que le risque d’échappement gazeux ne représente aucun risque. Néanmoins, le produit reste toxique et représente des risques cutanés.
Le dispositif de lutte reprendra dès demain.
Les rejets d’hydrocarbures sont réglementés par la convention MARPOL (convention internationale pour la prévention de la pollution marine par les navires) et le code de l’environnement. La juridiction du littoral spécialisée (JULIS – Marseille) s’est saisie et une enquête judiciaire a été confiée à la gendarmerie maritime.

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