Jean-Christophe Angelini dévoile avec « Avanzemu » le nom de sa liste et sa démarche pour les territoriales

Jean-Christophe Angelini dévoile avec « Avanzemu » le nom de sa liste et sa démarche pour les territoriales

10 mai 2021 0 Par MMS
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C’est sur la place du hameau de Muratello, que dimanche matin Jean-Christophe Angelini a choisi de présenter sa démarche, mais  pas encore sa liste, pour les élections  territoriales du 20 et 27 juin prochain. Elle sera dévoilée dans quelques jours. Autour de lui, ses  adjoints et conseillers municipaux, des amis issus du PNC ou non, des sympathisants  « non nationalistes mais dont nous sommes très fiers qu’ils partagent avec nous ce chemin de vie et ce chemin d’espérance » a précisé Mr Angelini.

« Notre démarche est le fruit d’un rêve, d’un idéal vieux de plusieurs décennies, qui s’est matérialisé un soir de décembre 2015, dans l’allégresse d’une victoire historique, après une très longue période d’oppositions. »

« Ce rêve est aujourd’hui malmené, contrarié, mis à mal, certains le disent brisé dans le fracas des divisions, querelles d’égo, d’appétit de pouvoirs. Il n’en est rien, ce rêve est intact, il continue son parcours. Il a été le résultat d’une construction patiente, de décennies de sacrifices de deuils, de drames, d’engagements. »

Toujours dans l’esprit de rassembler les gens, cher au cœur du Maire de Porto-Vecchio, il continue en s’adressant à ceux  qui « partageant nos idées, sont prêts à s’engager à nos côtés, pour faire en sorte qu’entre le statut quo nationaliste et le front républicain, il existe une alternative qui soit le fruit de notre identité profonde dont nous ne renions  rien. »

Puis sans  nommer personne, il donne une explication à la fracture du pacte  « Nous n’avons avec les autres candidats, issus de notre famille politique, aucune rivalité ni concurrence, pas plus que de polémiques à entretenir. Nous savons comment, pourquoi, par qui, le pacte Pé a Corsica a connu un terme, mais nous n’y reviendrons plus. Nous voulons regarder devant nous, rétablir la confiance, faire vivre un projet. »

Le ton devient un peu plus incisif lorsque Jean-Christophe Angelini déclare : «  Nous ne ferons allégeance à personne. Je ne suis ni simeoniste, ni angeliniste, je suis nationaliste corse et qu’on n’attende pas de nous  que l’on négocie au soir du 1er tour, une majorité bricolée, improvisée, en sacrifiant les espérances qui seront nées autour de nous et de tant d’autres. Il eut fallu peut-être agir différemment, mais le débat est clos. »

Prenant des exemples concrets, il précise que « nous devons  clairement prendre des décisions dans tous les grands secteurs de la vie politique, et construire des réponses dans tous les grands domaines (déchets, énergie, aménagement du territoire). Va-t-on pouvoir parler d’urbanisme sans qu’il y ait des spéculateurs d’un côté et ceux qui veulent mettre sous cloche de l’autre ? De parler d’environnement sans qu’il y ait ceux qui veulent le dé sanctuariser et de l’autre ceux qui veulent également le mettre sous cloche ? »

La violence politique et la clandestinité

Elles ont été abordées par Mr Angelini avant la fin de son discours.

«Je vois le désarroi de militants qui pensent qu’en prenant les chemins de la violence politique et la clandestinité, nous pourrons peut-être trouver une issue. Je leur dis NON. Non, il  n’y a pas de chemin dans cette direction, on a trop payé, ça ne fonctionnera pas, et la paix, ce bien trop précieux, nous devons la conserver. Pas la paix du renoncement, mais la paix du rassemblement, de la construction, celle qui est liée au projet. »

Sans connaitre encore les noms, on sait quand  même que la liste sera composée pour « plus de 50% de personnalités  de la société civile, d’élus locaux, de militants non encartés, de femmes et d’hommes qui ne sont pas nationalistes, et bien sûr, puisant à l’identité originelle de notre famille politique, elle aura pour objet de rassembler très largement. Il n’y a pas un instant à perdre. La campagne est liée à l’absence de meetings  et de réunions, mais nous allons rencontrer tous les Corses. »

« Avanzemu », c’est l’autre nom de l’avenir

« C’est le nom que nous avons donné à notre liste, cela dit ce que nous sommes et ce que nous voulons faire. »

Irène Ferrari Porto-Vecchio

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