Agression à la SLP Muvitarra: FO demande des explications à la CGT

Agression à la SLP Muvitarra: FO demande des explications à la CGT

10 avril 2021 0 Par MMS
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Le syndicat FO revient sur les agressions dont ont été victimes deux de ses délégués de la SLP Muvitarra les 17 et 25 mars derniers. Il remet en cause le rôle de la CGT dans ces évènements et suspecte “une stratégie des autorités de tutelle à se retrancher derrière une guerre des syndicats pour ne pas avoir à s’expliquer sur l’effondrement pur et simple du service public.”

Le 17 mars puis le 25 mars 2021, deux délégués du syndicat FO de la SPL ont été agressés physiquement, la première fois par un sympathisant de la CGT et la deuxième fois par une personne extérieure à l’entreprise.
Ces deux agressions ont été perpétrées en présence du délégué syndical de la CGT de l’entreprise et, concernant la seconde, d’un représentant de l’Union Départementale de la CGT en plus.

Cette journée du 25 mars fut particulièrement riche en évènements… et en plaintes déposées au commissariat : le secrétaire de l’Union Départementale Force Ouvrière dépose plainte le premier pour des menaces de mort formulées à 2 reprises par 2 individus différents dont l’un adhérent à la section CGT de Muvitarra qui l’a fait dans les termes suivants : “[…] Encore un tract et tu finis chez Picchetti . […)”.

Cette double plainte est nominative, explicite, circonstanciée et appuyée par un témoignage extérieur.
Quelques instants plus tard, le délégué Force Ouvrière qui vient d’être agressé sur le coup de midi au dépôt du Vazzio, porte plainte à son tour. Sa plainte est nominative et circonstanciée et l’agression a été filmée par les caméras de surveillance du dépôt.

En suite de quoi, c’est la secrétaire de section de la CGT qui dépose une plainte contre X pour des menaces anonymes à son encontre. Pendant ce temps-là, les salariés, choqués par ces agressions inadmissibles, refusent d’assurer
leur service les 25 et 26 mars pour exprimer leur colère.

Le 29 mars, devant la mairie, la CGT tenait une conférence de presse, avec notamment de nombreux adhérents de la CGT extérieurs à la SPL, où elle évoquait les menaces anonymes qu’aurait reçues leur secrétaire de section.
Le Secrétaire Général de la CGT attestait devant les caméras de FR3 de la réalité de ces menaces et le Délégué Syndical de la CGT Muvitarra appelait véhémentement les autorités de tutelle à pendre les mesures nécessaires pour mettre fin à ces dérives dangereuses.

Quelques jours plus tard , nous apprenons que la seule personne entendue à l’interne dans le cadre d’une procédure disciplinaire concernant ces menaces anonymes est un électeur et sympathisant (ou plus) de la CGT.
Notons que cette personne est aussi l’auteur de l’agression du 17 mars…

Nous indiquions dans nos précédentes déclarations qu’il y avait manifestement une stratégie des autorités de tutelle à se retrancher derrière une guerre des syndicats pour ne pas avoir à s’expliquer sur l’effondrement pur et simple du service public.
C’est pour nous d’une clarté absolue. Ce qui est moins clair, c’est le positionnement de la CGT.
Ainsi elle a organisé une manifestation avec conférence de presse sur des menaces anonymes où elle a entraîné plusieurs de ses sections pour ensuite apprendre que les menaces anonymes venaient de ses propres rangs.
A quoi joue la CGT ?Est-elle partie prenante de la stratégie des autorités de tutelle ?

La CGT doit des explications (et notamment à ses propres adhérents) et sans doute même des excuses publiques !
Elle doit, à minima, faire le ménage dans sa section de la Muvitarra…

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