Frédéric Kowal à la conquête du record au championnat du monde d’aviron indoor.

Frédéric Kowal à la conquête du record au championnat du monde d’aviron indoor.

23 février 2021 0 Par MMS
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Demain, mercredi 24 Février 2021 à 13h41,  le rameur Frédéric Kowal s’élancera dans les locaux du CROS de Corse à Ajaccio pour la finale des championnats du monde d’aviron en salle 2021 pour l’épreuve du 2000m.

Frédéric Kowal  est dans le milieu de l’aviron depuis de nombreuses années après avoir découvert la discipline à la télévision lors des JO de Moscou en 1980. Habitant à l’époque à Nogent sur Seine, il rejoint alors le club local d’aviron. Il y collectionne rapidement les victoires et intègre l’équipe de France.
Aux Jeux Olympiques d’été de 1996 à Atlanta, il remporte la médaille de bronze en «deux de couple» avec Samuel Barathay. En 2000, aux JO de Sydney, avec Adrien Hardy, il se classe septième de cette même épreuve.
Pratiquant aussi l’aviron indoor, il s’y illustre. Installé en Corse, à Alata, depuis 2013.

Joint par téléphone aujourd’hui, Frédéric Kowal a livré ses ressentis avant le départ de sa course à Axelle Guyonvarho du CROS Corse:

Comment vous sentez-vous pour l’épreuve de demain ?
Je me sens comme une personne qui va taper 2 kilomètres sur une machine à ramer. Je me sens très bien niveau préparation et je suis très motivé pour faire une grosse performance demain.

Justement parlez-nous de votre préparation, combien de temps avez-vous consacrés à la préparation de cet événement ?
Pour tout vous résumer, je suis sur le sujet depuis le mois de septembre. En sachant que l’année dernière, j’étais déjà dans la préparation pour cette année précise. Alors ça ne date pas de maintenant. Ça dure depuis un an et demi, mais c’est depuis le mois de septembre je m’entraine plus spécifiquement.

Depuis le mois de septembre vous êtes donc rentré dans une préparation plus spécifique ?

Complètement. Une préparation qui regroupe une préparation physique mais également une préparation psychologique et tout ce qui s’en suit. Avec surtout un gros travail de réflexion par rapport à l’entrainement en corrélation avec mon âge. Car on a plus vingt ans et cela demande beaucoup de préparation. On ne récupère pas pareil après une séance et on ne s’entraine pas comme un jeune de vingt ans.

La préparation est plus longue par rapport aux plus jeunes, vous aviez pris en compte ce paramètre ?

J’ai vraiment anticipé depuis un an demi. Je n’ai rien mis au hasard. Et aujourd’hui ça se voit puisque j’ai déjà fait deux records de France sur deux épreuves et je compte bien en faire un troisième demain pour le nouveau record de France. À mon avis, si c’est un nouveau record de France, je ne serai pas loin du podium.

Demain c’est donc l’objectif fixé ? Le record de France ? Dans tous les cas, demain l’objectif c’est le record de France.

Vous craignez quelques participants en particulier ?
Avec les 6 premiers coureurs, nous devrions nous tenir à 4 secondes d’écart. La course va être très serrée. Il faut savoir qu’au début, au mois de novembre, nous étions une centaine de participants pour les sélections. Aujourd’hui nous ne sommes plus que dix. Sur les cinq continents, ils ont qualifié les premiers et après les cinq meilleurs temps. Il ne fallait donc pas se manquer lors de la compétition !

Vous n’avez pas trop de pression pour demain ? De plus que le format est particulier cette année.
Pas de stress au contraire. C’est un immense plaisir de faire cette compétition ! J’espère qu’internet fonctionnera à son maximum et que je ne vais pas louper ma course !
J’ai l’habitude de faire de telles courses, je sais qu’il ne faudra rien lâcher, qu’il ne faudra pas partir trop vite et partir dans le bon tempo. C’est quelque chose que j’ai beaucoup travaillé dernièrement. Surtout, il ne faudra pas lâcher les concurrents, que je ne connais pas plus que ça malheureusement. Mais c’est une course où tout est possible.

Un dernier mot ?
Si je peux faire le doublé demain ça sera très bien pour le monde de l’Aviron mais notamment, pour Ajaccio et la Corse. Car c’est quelque chose d’exceptionnelle, ces courses de rassemblements virtuels, j’avoue c’est incroyable. D’autant plus que les concurrents qui sont en face ne sont pas des « petits ». Ce sont des personnes très entrainées, avec la présence d’anciens sportifs et d’anciens rameurs.

Toute la course sera en direct ! Vous pouvez retrouver le lien de la Fédération Internationale des Sociétés d’Aviron (FISA) sur la page Facebook de Frédéric Kowal

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