Tribune De La Présidente De Global Earth Keeper: “Nous Partageons La Planète Avec Des Êtres Qui Ont Autant Le Droits Que Nous De Vivre Dans Un Environnement Sain.

Tribune De La Présidente De Global Earth Keeper: “Nous Partageons La Planète Avec Des Êtres Qui Ont Autant Le Droits Que Nous De Vivre Dans Un Environnement Sain.

24 août 2020 0 Par MMS
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La présidente de Global Earth Keeper, Laurence Constantin, revient sur l’idée de “Référendum pour les animaux” qui a été lancé le 2 juillet 2020 par plusieurs personnalités françaises, la condition animale est un sujet  important au cœur des français.

 « Je ne perds jamais l’occasion de conclure la présentation de notre association avec la phrase “Global Earth Keeper est une association de protection environnementale et animale” et d’insister sur le fait que nous partageons la planète avec des êtres qui ont autant le droits que nous de vivre dans un environnement sain. Comme le dit Florence Juralina, co fondatrice du parti Animaliste : « L’animal peut-être défendu pour une autre raison que celle d’être le représentant (malgré lui) de son espèce ».

Elle ne faisait que rappeler là une notion défendue bien avant Jesus Christ.En effet, cette notion de l’individualité de l’animal non humain n’est pas nouvelle, bien qu’elle n’est guère avancée positivement pour lui.

Dans un article du journal Le Point  de Juin-Juillet 2017 « l’Homme et l’Animal », et qui fait le tour des penseurs et des religions et des rapports que nous entretenons avec ce monde si méconnu, il est noté par exemple que Théophraste, philosophe (v.371-287 av. J-C) avait écrit dans son ouvrage « La piété », l’un des plus vibrant plaidoyer pour les animaux.

Agitant le drapeau blanc de la paix et de l’équité, dénonçant les actes de tuerie gratuits, expliquant que la mort ne pouvait intervenir que si l’Homme était en danger, parlant dores et déjà de même droit pour les hommes que pour les animaux, il était pour beaucoup de philosophes, précurseur de la cause animal.
Evidemment il serait fantaisiste de parler de mêmes devoirs et il en est conscient. Des siècles plus tard il inspirera Plutarque et Porphyre.

Or il est inquiétant de constater que dans la plupart de nos civilisations modernes et pays développés la maltraitance quotidienne envers les animaux ne diminue pas, et semble même augmenter par un effet mécanique de leurs consommation grandissante sous des formes multiples et par l’augmentation de la population, il semble que nous devrions en humains pourvu d’un cerveau, ce fameux cerveau dont nos sommes si fières, au contraire développer l’empathie et la compassion envers tous les animaux. C’est pourtant ce que font beaucoup de bénévoles qui sacrifient leurs week-end, leurs loisirs pour le sauvetage d’animaux blessés, torturés, abandonnés. Les « petites » associations peinent à trouver dans leurs bourses les moyens financiers pour régler les factures de nourrissage, stérilisation, vaccination, et autres opérations. Il est donc normal que les femmes et les hommes qui oeuvrent au quotidien à la bientraitance animale veuillent que la voix de leurs rescapés soit entendue avec justesse et justice.

Ainsi dans les prétoires des tribunaux, souvent, trop souvent, c’est le dégoût, la révolte qui animent les pensées des bénévoles. Animaux mal nourris, mourant à feux vifs par manque de soins, marcassins dévorés vivants par les chiens de chasse livrés à eux pour « qu’ils se fassent les dents », attachés h24 7/7, torturés, la liste est longue et infâme. Quand à l’issu d’un procès, un avocat minimise la victime et claironne : « Ce n’est qu’un veau ! », ce n’est pas audible pour les défenseurs de la cause, ni défendable aux yeux de la loi qui prévoit de punir les sévices commis contre les animaux de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Elle prévoit même l’interdiction de leur détention, peines rarement appliquées. Dans d’autres procès ce sont les multiples circonstances atténuantes que les avocats auront trouvé à l’auteur qui serviront à adoucir le jugement, dans tous les cas c’est l’animal qu’on mésestime.

Lorsque le fraîchement nommé Ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti exulte devant une corrida, pratique la chasse et défend la chasse à courre, nous sommes inquiets des verdicts qui pourront être rendus lors des prochains jugements. Car oui, la justice est indépendante des pouvoirs mais la chancellerie qu’il représente peut donner des orientations que certains seront bien avisés de suivre pour des raisons carriéristes.

Les scores des défenseurs de la cause animale aux dernières élections, les vidéos à la pelle, les actes de maltraitance par milliers nous stimulent pour pousser les portes qui commencent à vaciller.

Pour l’heure un Référendum d’Initiative Populaire est lancé, nous pouvons tous le signer et motiver nos députés et sénateurs à y prendre part afin qu’il soit voté à l’assemblée nationale. Ho, ne nous inquiétons pas, ce ne sera pas le grand bouleversement dans nos habitudes, mais bel et bien quelques six mesures qui leurs feront le plus grand bien, comme la fin de l’élevage en cage, l’interdiction des élevages de fourrures, et des spectacles d’animaux sauvages, de la chasse à courre et chasse dites traditionnelles faisant agoniser l’animal longtemps, finie l’expérimentation animale si des alternatives existent et il en existe…. plein. Global Earth Keeper est tout naturellement partenaire et ne participe à la diffusion de ce RIP. »

    Laurence Constantin-Milanini
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