« Le Temps Des Tempêtes » : Nicolas Sarkosy Signe Son Dernier Ouvrage A Ajaccio

« Le Temps Des Tempêtes » : Nicolas Sarkosy Signe Son Dernier Ouvrage A Ajaccio

25 juillet 2020 0 Par MMS
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Nicolas Sarkozy était à l’Espace culturel E.Leclerc de Baleone le 24 juillet pour présenter « Le temps des tempêtes », son nouveau livre publié aux éditions de l’Observatoire. Ce dernier ouvrage sort un an après la publication de « Passions », qui a été vendu à plus de 300 000 exemplaires.

Avec « Le temps des tempêtes », l’ancien président de la République Française, revient sur ses deux premières années de son quinquennat, entre 2007 et 2009, mettant en parallèle l’histoire et son propre parcours émaillé de multiples crises.

Il y fait aussi plusieurs portraits de personnalités: Daniel Cohn-Bendit, François Bayrou, , la reine d’Angleterre, Angela Merkel, Barack Obama, Georges W. Bush, Vladimir Poutine…

Il confie l’avoir rédigé à partir du début du confinement, à un rythme de huit heures d’écriture par jour. A 600 jours de la prochaine élection présidentielle quelques interrogations persistent sur de futures ambitions politiques que Nicolas Sakosy réfute. 

Extrait

À compter du 16 mai 2007 j’étais seul Bien sûr, il y avait le peuple français, mais sa force collective ne s’exprime pas dans le quotidien des décisions à prendre, ou des nominations à effectuer J’avais une équipe, des conseillers, des amis, des visiteurs du soir, mais j’étais seul à prendre et à assumer la décision finale C’est le premier sentiment qui m’a envahi après avoir raccompagné Jacques Chirac à sa voiture et être remonté dans le bureau présidentiel qui était devenu le mien pour les cinq années à venir Je l’avais voulu, espéré, rêvé Maintenant j’y étais Comment ne pas décevoir tous les Français qui venaient de me faire confiance Qu’est ce qui m’attendait J’ai fermé les yeux Tout d’un coup, la gravité et, surtout, la solitude propre à la fonction me tombaient sur les épaules C’était plus brutal que je ne l’avais imaginé Soudain, mon passé avait disparu comme s’il n’avait jamais existé, seuls comptaient désormais le présent et l’avenir C’était vertigineux, tellement fort que cela ne provoquait bizarrement aucune excitation intérieure J’étais tout à la fois calme et parfaitement conscient d’être au bord d’un précipice.

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