Bastia, Toulon, La Spezia Et Livourne: La Plus Importante Couverture Radar D’Europe Pour La Protection Des Aires Marines Protégées

Bastia, Toulon, La Spezia Et Livourne: La Plus Importante Couverture Radar D’Europe Pour La Protection Des Aires Marines Protégées

21 mai 2020 0 Par MMS
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Le projet européen IMPACT – Impact Portuaire sur les aires marines protégées: Actions Coopératives Transfrontalières veut créer la plus importante couverture radar HF en Europe afin de préserver les aires marines protégées.

La plus importante couverture radar d’Europe pour la protection des aires marines protégées

Les déversements de substances nocives, dus à des accidents maritimes ou à l’entretien et à l’agrandissement d’aires portuaires adjacentes, sont parmi les principaux facteurs de risque pour les aires marines protégées (AMP).
L’objectif principal du projet IMPACT – Impact Portuaire sur aires marines protégées est de déterminer et promouvoir des lignes directrices capables de concilier leur conservation avec développement des activités portuaires transfrontaliers.
 
Inséré dans le cadre du Programme Interreg Italie-France Maritime 2014-2020, IMPACT cherche à défendre les AMP à travers une approche innovatrice, multidisciplinaire et à haut contenu technologique.
Les études et les expérimentations sont réalisées dans les aires marines protégées de Meloria, Cinque Terre, port-Cros et Porquerolles et du Parc Marin Cap Corse et des Agriates, et dans les ports de Livourne, La Spezia, Toulon et Bastia, situés à proximité.

Les radars HF

Puisque les courants marins peuvent provoquer une dispersion rapide des polluants du site de déversement, il est essentiel de déterminer précisément leur évolution, afin de réduire au minimum les incidences potentielles sur l’environnement. Leur précise identification est donc utile pour prévoir les possibles interactions entre les activités portuaires et les aires marines protégées, et fournir des indications pour leur meilleure gestion.

C’est dans ce contexte que s’inscrit l’adoption des radars à haute fréquence (HF), des instruments de télédétection pour la collecte automatique de données, qui mettent à disposition des informations actualisées sur l’état de la mer et des courants.
Grâce au projet IMPACT, le nombre de stations radar opérant sur les côtes de la zone transfrontalière a augmenté. Un système coordonné de surveillance de 200 km de côte, avec des emplacements dans des zones stratégiques pour la présence de ports et d’AMP, a été mis en place, dans les zones comprises entre la Toscane, la Ligurie et la région du Sud PACA en France.
 
Le projet IMPACT, qui a capitalisé les investissements entamés avec les projets RITMARE, MOMAR et SICOMAR, pose aujourd’hui les bases pour une ultérieure expansion du réseau radar dans la Méditerranée Nord Occidentale.

L’objectif est d’obtenir, grâce à l’action coordonnée avec les projets SICOMAR PLUS et SINAPSI qui font partie du même Programme, la plus large couverture radar HF d’une zone marine en Europe.

Drifters, modèles hydrodynamiques et échantillonnages biologiques: les autres actions d’IMPACT

Les informations directes sur les courants marins (déterminants dans le transport, par exemple, de contaminants chimiques) entre les ports et les AMP, sont obtenues par les drifters, des bouées flottantes qui se déplacent sur la poussée des courants superficiels et dont la position est télé-détectée par satellite.

Le projet IMPACT a financé l’acquisition de dizaines de pilotes et a soutenu l’organisation et la réalisation de campagnes océanographiques pour leur diffusion et leur suivi dans la zone marine transfrontalière.
 
IMPACT promeut également une approche d’étude innovante, basée sur des modèles hydrodynamiques pour le traitement conjoint des informations recueillies par les radars HF et les drifters. Il vise à améliorer la précision des prévisions relatives à la dispersion des substances et à maximiser l’efficacité des interventions. Les prévisions de dispersion sont comparées aux résultats des échantillonnages de contaminants chimiques, également prévus parmi les activités de projet, sur des sédiments et des organismes marins.

Le dernier asset de l’action d’IMPACT concerne l’étude des courants marins, en relation avec le transport du phytoplancton et du zooplancton, y compris les œufs et les larves d’organismes marins. Deux organismes indicateurs (le crabe marbré et la gorgone rouge) sont objet d’études génétiques et d’échantillonnages biologiques sur le terrain.
L’étude de ces informations, en combinaison avec celle sur les courants marins, a pour objectif d’évaluer les propriétés de rétention écologique des AMP, d’améliorer la compréhension de la dispersion larvaire et de la connectivité à des fins reproductives entre les organismes qui les peuplent.

Toutes les actions du projet IMPACT s’inscrivent dans le contexte plus large de la Blue Growth, la stratégie à long terme, au niveau européen, pour soutenir une croissance durable dans le domaine marine et maritime. Les résultats du projet sont intégrés dans une série de données, consultables via webGIS, et dans les lignes directrices pour leur utilisation, pour soutenir la gouvernance transfrontalière.

Le projet IMPACT

Financé par l’Union Européenne, le projet IMPACT (2017-2020) est coordonné par le Conseil National de la Recherche – Institut de Sciences Marines (CNR – ISMAR), siège de Lerici, avec la participation du Centro Interuniversitario de Biologie Marine et Écologie Appliquée “G. Bacci” (CIBM), du Consorzio Laboratorio di Monitoraggio e Modellistica Ambientale per lo sviluppo sostenibile (LaMMA), de l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER), de l’Institut Supérieur pour la Protection et la Recherche Environnementale (ISPRA), du Laboratoire d’Ecogéochimie des Environnements Benthiques (LECOB-CNRS), de la Regione Toscana et de l’Université de Toulon.

http://interreg-maritime.eu/fr/web/impact/projet
https://www.facebook.com/ImpactMaritime/

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