Le Collectif “a Maffia No’, a vita Iè” reçu à L’Assemblée De Corse”.

Le Collectif “a Maffia No’, a vita Iè” reçu à L’Assemblée De Corse”.

15 janvier 2020 0 Par MMS
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Le Cullettivu a Maffia No’, a vita Iè, dès sa création, avait souhaité l’organisation d’une session extraordinaire de l’Assemblée de Corse consacrée à l’emprise mafieuse.

Dans cette optique une délégation a rencontré, mercredi matin, les représentants de l’institution territoriale.

À l’occasion de débats ayant regroupé plus de 700 citoyens, des propositions ont émergé,  bénéficiant d’un large consensus. Elles ont été présentées à l’occasion de cette réunion  pour être, nous l’espérons, soumises au vote des conseillers territoriaux.

La délégation du Cullettivu était composée de Dominique Bianconi, Marie-France Giovannangeli, Pierre Gambini, Vannina Bernard Leoni,  Josette Dall’ava Santucci, Cecile Mufraggi, Dominique Yvon.

Trois heures de débat autour des propositions formulées par le Collectif.
Des propositions qui ne comprenaient pas celle dépendant du pouvoir régalien et qui seront portées au niveau des autorités compétentes.

“Notre démarche avait été irriguée par les échanges lors de nos réunions publiques et des  travaux que nous avons entamés au sein de différentes commissions (Judiciaire, Economie-foncier, Représentation-Narratif, Paroles de Victimes…)
La  transparence dans la gestion publique et l’exigence d’éthique de la part des acteurs politiques sont des priorités.
En conséquence, nous souhaitons que les informations disponibles sur site de la collectivité www.isula.corsica soient complétées par celles concernant :

– les subventions attribuées par la CDC à d’autres collectivités et associations,
– les marchés passés précisant leur montant et les entreprises retenues (les avenants éventuels à ces marchés devant également être publiés)

A compter de la prochaine élection nous préconisons que tous les élus de la CDC s’engagent à :

– limiter le nombre de mandats successifs à deux
– ne pas accepter sur leur liste de personnes condamnées  pour des faits criminels
– publier et actualiser  leur déclaration de patrimoine, (au début et à la fin début de chaque  mandat) comme certains l’ont déjà fait, sur le site de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique

Afin de lutter contre la spéculation nous souhaitons que la CDC prenne l’engagement :

– d’accompagner devant les tribunaux les associations de défense de l’environnement notamment dans les cas de délivrance de permis illégaux,
– d’amplifier le projet « Una casa per tutti »  favorisant l’accès au logement de tous (lotissements communaux, logement social) en renforçant  l’aide aux communes engagées dans ces projets,
– d’inciter les maires à s’entourer d’une commission réunissant des élus communaux (ou autres), y compris de l’opposition, afin de statuer sur les permis de construire.

Afin de faire de la Corse un territoire exemplaire, nous souhaitons que la CDC :

– sollicite l’Agence Française Anti-Corruption qui peut se charger, à la demande d’une collectivité, de l’aider à détecter et prévenir les faits de corruption, de détournements de fonds publics et de favoritisme
– incite les structures habilitées à faire remonter davantage de    déclarations Tracfin aux autorités concernées  (1 seule dans le bilan 2018)
– demande aux Députés de la Corse de soutenir la proposition de loi de la Députée de Loire Atlantique concernant les biens mal acquis saisis et leur attribution à des associations reconnues d’utilité publique
– demande la protection des coopérateurs de justice, des témoins de justice et des lanceurs d’alerte.

Enfin la jeunesse est au centre de nos préoccupations.  D’où la proposition que La CDC  mène, en collaboration avec le rectorat, une réflexion et une action permettant de sensibiliser notre jeunesse à ce problème et favoriser  des prises de paroles chez les  jeunes sur leurs représentations des phénomènes que nous dénonçons.

Cela peut prendre la forme, toujours avec la coopération  d’enseignants,  de conférence dans les lycées et collèges co-animées par des journalistes, écrivains et autres acteurs du monde culturel, magistrats et/ou d’intervention de personnes ayant eu recours à la violence par le passé et expliquant en quoi elle constitue une impasse.
Cela peut également faire l’objet de visionnage de documentaires tels que celui d’Arte sur la Mafia et la République ou de présentation d’ouvrages.

Enfin, la CDC et le Rectorat pourraient commander un documentaire à visée pédagogique diffusé dans les écoles.”

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