Réaction De Stephane Nesa, Bâtonier De L’ordre Des Avocats, Après Le Débat Ajaccien Contre La Mafia.

Réaction De Stephane Nesa, Bâtonier De L’ordre Des Avocats, Après Le Débat Ajaccien Contre La Mafia.

26 décembre 2019 0 Par MMS
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Stephane Nesa, Bâtonier de L’ordre des Avocats au Barreau d’Ajaccio est revenu, dans un communiqué posté sur son compte twitter le 23 décembre, sur la réunion du 19 décembre qui portait sur le thème de la criminalité organisée. Au cours de celle-ci, organisée par le collectif  “Mafia no, vita ié”  des avocats ajacciens auraient été violemment interpellés.

Le débat n’est pas l’invective. Gardons nous de l’intolérance.

La LDH avait elle même réagit sur le même sujet dans un communiqué: 

Pour la ligue des droits de l’Homme, la lutte contre la criminalité organisée ne doit pas signifier une nouvelle régression des droits notamment par l’ajout dans notre législation de dispositions juridiques d’exception.
Lors d’une réunion contre la mafia à Ajaccio, des intervenants du public, avocats de profession, ont rappelé l’important dispositif d’exception français existant en matière de lutte contre le grand banditisme.
L’un d’entre eux, candidat à l’élection municipale répondant à l’invitation des organisateurs a été mis en cause personnellement par un membre du public au mépris de la présomption d’innocence.
Une avocate, future bâtonnier a été chahutée par une partie de la salle.
Que la tribune ait laissé faire est choquant. Tout aussi grave, la profession d’avocat a été stigmatisée à plusieurs reprises. C’est dans ses conclusions que la tribune en vient à dire un mot sur le rôle des avocats dans notre société.
Mais le ton général de cette réunion nous alerte sur la nécessité de redire avec force notre attachement aux droits de la défense dont les avocats sont les premiers garants au sein de l’institution judiciaire.
Pour la LDH, le respect de l’opinion de chacun est une condition première d’un débat dès lors que la parole ne se confond pas avec un appel à la délation, à l’auto-défense ou à la mise en cause de personnes. Un autre débat sur la mafia à Corte a permis cet échange contradictoire avec la présence à la tribune d’une diversité de points de vue.
Nous partageons tous une même inquiétude face aux conséquences de l’impunité. La solidarité envers les victimes, sans exclusive, est aussi une exigence.
Nous nous interrogeons collectivement sur l’empreinte de la criminalité organisée dans notre société. Des points de vue différents s’expriment sur la manière de nommer ce qui constitue un défi majeur pour la Corse. Les mobilisations citoyennes actuelles disent un refus de la fatalité. Notre capacité à débattre sans craindre la contradiction est une condition de leur renforcement, non pas la polémique mais la controverse.”
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