Journée d’actions et Grenelle de l’Etat en Corse pour la lutte contre les violences faites aux femmes

Journée d’actions et Grenelle de l’Etat en Corse pour la lutte contre les violences faites aux femmes

25 novembre 2019 0 Par MMS
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La Corse compte 0,41 de faits de violence sur les femmes pour 1000 personnes. C’est un 0,41 de trop. Même si aujourd’hui de plus en plus de victimes se mobilisent afin de prendre la parole et de dénoncer, la violence est un sujet qui reste encore trop souvent tabou. Beaucoup d’autres victimes n’osent toujours pas s’exprimer et se renferment dans une spirale négative qui peut amener jusqu’à la mort.

220 000. C’est le triste nombre de violences sur des femmes qui ont été recensés en France, en 2017. Sur ces 220 000 violences, on note 150 décès suite à des violences conjugales

En 10 ans en Corse, 8 féminicides, 8 féminicides de trop.
La Corse n’est pas épargnée. Même si elle est la région où on en enregistre le moins d’agressions, on a recensé en 2018 en Corse du Sud 245 cas de violences conjugales, en  Haute-Corse 158 cas.

Des violences physiques donc, mais pas seulement. La violence morale ou psychologique s’installe également aujourd’hui et reste tout aussi pesante.

Les raisons de ce mutisme sont nombreuses : la peur de représailles du conjoint, la présence d’enfants dans le foyer familial et donc la peur de les affecter. C’est un fait : la majorité des femmes a peur, et s’installe ensuite dans une atmosphère très négative, que le partenaire n’hésite pas à exploiter.

Le Grenelle de l’Etat en Corse
En Corse, le Grenelle  permet d’évoquer les besoins à couvrir, de consolider encore plus notre partenariat et de mettre en œuvre des mesures concrètes au service de cette grande cause.

La 1ère  mesure d’urgence concrète a été annoncée par Mme Jacqueline  Gourault à Porto-Vecchio le 6 septembre : 25 places d’hébergement dédiées supplémentaires seront créées – 10 en Haute Corse, 15 en Corse du sud  dont 5 pour l’extrême sud.

Les médias comme support de sensibilisation
L’urgence est également dans la prise de conscience citoyenne : les 3 spots vidéo permettent, grâce à une large diffusion, de sensibiliser tous les publics à ces violences. Ils constituent aussi un outil d’information en direction des femmes victimes. Une attention particulière pour les enfants, co-victimes de ces drames.

Diffusion de bannières du 4 au 10 novembre 2019 sur les médias en ligne.
Diffusion des spots vidéo sur France 3 Via Stella et dans les salles de cinéma d’Ajaccio, du 4 au 19 novembre 2019 soit 16 spots, Bastia et Porto-Vecchio pendant les vacances scolaires.
Deux émissions télé « I Sapientoni » ont été enregistrées sur les droits des femmes avec les lycées Laetitia Bonaparte et Fesch.

Par ailleurs, une plaquette régionale d’informations utiles a été largement diffusée avant le 25 novembre.

Depuis le 3 septembre, un Etat-Major sur les violences conjugales
Il a été mis en place sous la présidence de la préfète, avec des groupes resserrés pour plus d’efficacité, notamment en ce qui concerne le signalement et l’accompagnement.

Le 10 octobre à Ajaccio, une journée d’information a eu lieu au palais des congrès ainsi que des conférences, tables rondes, pièces de théâtre. Cette manifestation illustre la mobilisation de la fonction publique.

En ce qui concerne l’accueil et l’accompagnement dans les centres hospitaliers, notre objectif  est de consolider l’unité hospitalière de Bastia, mais aussi d’avoir un médecin référent au centre hospitalier d’Ajaccio.

Le 25 novembre une journée contre la violence faite aux femmes
Cette journée sera l’occasion pour les scolaires de participer à ce Grenelle. En effet, ce jour-là, un texte sur les violences conjugales sera lu dans tous les collèges et les lycées de Corse, au même moment.

Ce Grenelle n’a évidemment de sens que s’il met au cœur de son action le travail des associations.
Les associations font un travail remarquable et sont souvent le premier rempart, avec des bénévoles qui au quotidien, la nuit comme le jour, protègent.
En Corse, les associations sont partenaires de la DRDFE depuis plusieurs années.
Le «repérage » des femmes victimes, l’aide juridique, l’accompagnement vers les services de police et de gendarmerie et vers les structures d’hébergement, la prise en charge psychologique des femmes et des enfants constituent des étapes et des actions primordiales.

L’objectif est qu’une réponse soit assurée à chaque situation de femmes victimes de violence.

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