Pollution marine: une première réunion en préfecture d’Ajaccio

Pollution marine: une première réunion en préfecture d’Ajaccio

7 octobre 2019 0 Par MMS
Partagez cet article :

Le 18 juillet, Laurent Marcangeli maire d’Ajaccio appelait à une table ronde concernant la pollution qu’engendraient les navires dans le port de la ville.

Celle-ci a eu lieu vendredi dernier en Préfecture d’Ajaccio,  en présence des institutionnels et des acteurs privés concernés : les services de l’État, l’AUE, EDF, la CdC, la chambre de commerce et d’industrie et des trois compagnies maritime Corsica Linea, Corsica Ferries et La Méridionale.

On peut donc dire que la création du groupe de travail sur le sujet de la lutte contre la pollution des navires et des bateaux de croisière qui font escale à Ajaccio,  a donné le top départ d’une phase opérationnelle, et d’une réflexion technique commune qui devront apporter leurs premiers résultats en fin d’année.

Les représentants des compagnies de transports maritimes ont assuré que des leurs paquebots étaient déjà ou seraient équipés de technologies limitant la pollution.

Pour exemple, et selon une étude de la fédération France nature environnement, un navire de croisière à l’arrêt pollue autant qu’un million de voitures. Il est facile d’imaginer ce qu’il se passe lorsque ses moteurs tournent.

Gaz naturel liquéfié ou installation de scrubbers (tours de lavage des fumées) en attendant, traitement par des additifs aux actions chimiques pour réduire les particules fines déjà en cours sur certains navires, gaz naturel liquéfié ou électricité à quai pour l’avenir, sont quelques solutions, mais aussi ralentir les vitesses dans certaines zones, mettre en place une politique tarifaire incitative bonus/malus, et la création d’une zone ECA.

Une étude, commandée par l’Etat et rendue publique en janvier 2019 à Marseille, concluait aux bienfaits de la mise en place en Méditerranée d’une zone internationale de limitation de la pollution des navires (ECA) comme il en existe déjà en mer du Nord ou dans la Manche.  La pollution au dioxyde d’azote pourrait baisser à Marseille (− 5,5 microgrammes/m3), Toulon (− 5 µg/m3), Bastia (− 3,4 µg/m3) ou Ajaccio (− 4,8 µg/m3), mais surtout Nice (− 8 µg/m3), selon cette étude.

Etaient présents :

-Josiane Chevalier, Préfète de Corse,

-Jean Biancucci, représentant de l’Agence de l’Urbanisme et représentant

-Gilles Simeoni, président de l’Exécutif de Corse,

-Laurent Marcangeli maire d’Ajaccio,

-Paul Marcaggi, président de la CCI2A,

-Patrick Bressot, Directeur Régional d’EDF,

-Pierre Mattei, Directeur de la Corsica Ferries,

-Alain Mistre, Directeur des opérations à la Corsica Linéa

-Marc  Reverchon, Président de la CMN.

Partagez cet article :