Cunsigliu di U Partitu di a Nazione Corsa: “Eviter que la situation ne se dégrade encore”

Cunsigliu di U Partitu di a Nazione Corsa: “Eviter que la situation ne se dégrade encore”

15 septembre 2019 0 Par MMS
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Les militants du PNC réunis vendredi en Assemblée générale, appellent à un “sursaut général” pour éviter que la situation de violence qui démontrée ces dernier mois ne s’installe plus encore. Avant d’en débattre et de faire part de leurs décisions, ils sont revenus sur l’assassinat de Massimu Susini.

 

Cunsigliu di U Partitu di a Nazione Corsa

Corti, u 13 di settembre

Nos militants, réunis ce jour conformément aux statuts validés le 28 avril dernier, lors de notre Assemblée Générale, ont largement débattu de la situation politique et arrêté un certain nombre de décisions. Compte tenu du contexte général, et plus précisément du drame qu’a représenté l’assassinat d’un militant nationaliste, ces points seront évoqués ultérieurement. Pour l’heure, le PNC souhaite aborder ce seul sujet, et redit son soutien à la famille et à la communauté villageoise endeuillées par cette tragédie.

Jeudi 12 septembre 2019, en début de matinée, Massimu Susini a été abattu sur la plage du Peru où se situait son exploitation commerciale.

Au delà du militant nationaliste, c’est encore un homme, jeune et impliqué dans de multiples domaines, qui a été tué sur notre terre.

Le constat d’une situation inquiétante, et même délétère, a été fait par chacun, et depuis de nombreux mois, sans atteindre pour autant l’objectif d’un apaisement et d’une résolution des conflits qui endeuillent, à chaque fois davantage, un peuple tout entier.

D’un incendie l’autre, d’un crime l’autre, nous regardons, faussement impuissants, se dérouler imperturbablement les images d’une île qui sombre dans la confusion et la violence.

Les mots « Démocratie » « Éthique » « Valeurs », tellement galvaudés et inutiles qu’ils provoquent un sentiment de lassitude générale à leur simple évocation, ne nous seront d’aucun secours s’il ne restent que des mots.

Il doit paraitre évident à tous que l’état, qui ne fait même plus confiance à sa police à en croire la presse du jour, a une part déterminante – et historique – de responsabilité dans ce déferlement mortifère.

Bien sûr que les situations et les habitudes de violence, qui ont émaillé notre quotidien depuis des décennies, pour la seule période contemporaine, ne trouveront aucune issue de façon simple et rapide.

Mais devons-nous pour autant nous contenter de designer un tiers responsable, une histoire douloureuse, pour nous sentir en paix avec notre conscience ?

Ne devrions-nous pas, nos élus en tête, inviter à un sursaut général, non par les mots mais par l’exemple, pour éviter que la situation ne se dégrade encore ?

Nous formulerons donc des propositions en amont de la prochaine session de l’Assemblée de Corse, aux fins que nous prenions ensemble l’exacte mesure du climat général, et des réponses fortes qu’il appelle.”

 

 

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